Les femmes (et les associations qui les défendent) : l'avenir de la Méditerranée
L’égalité femmes-hommes est une question urgente pour assurer la paix, la démocratie et les droits humains dans la région euro-méditerranéenne. Le « Dialogue régional euro-méditerranéen sur le plaidoyer dans le domaine de l’égalité femmes-hommes » tenu à Casablanca du 24 au 26 octobre 2017, a permis à 50 organisations engagées pour les droits des femmes d’échanger leurs pratiques de mise en œuvre et de suivi des politiques d’égalité. Ce dialogue a été organisé par la Fondation des femmes de l’Euro-Méditerranée (FFEM), la Fédération des ligues des droits des femmes (FLDF) et l’Institut européen de la Méditerranée (IEMed) grâce au soutien de l’Union européenne et dans le cadre du projet CSO WINS. Pendant 3 jours, les associations ont débattu avec des universitaires, médias et représentant-e-s d’ institutions comme l’Union européenne, ONU Femmes et des États comme le Maroc et la France, sur les mesures à prendre pour corriger les inégalités basées sur le genre aux niveaux politique, professionnel, légal, familial…
Leurs réflexions ont permis de construire une vision commune, d’évaluer les défis actuels et d’adresser certaines recommandations aux responsables politiques. Ces apprentissages sont particulièrement importants à la veille de la IVème Conférence des ministres en charge des questions de femmes de l’Union pour la Méditerranée (UpM) qui doit se tenir au Caire le 27 novembre 2017. En attendant la synthèse complète des échanges, voici quelques idées qui sont ressorties des travaux menés par les associations présentes au Dialogue régional et actives dans 12 pays différents.
Alors que plusieurs constitutions des pays du sud de la Méditerranée reconnaissent la parité, les comportements peinent à changer : il y a encore peu d’élues dans les gouvernements locaux et nationaux, les femmes sous-estiment leurs capacités de leadership et l’opinion publique porte un regard négatif sur celles qui se lancent dans une carrière politique. Les mesures de discrimination positive s’imposent pour accélérer l’accès des femmes aux postes à responsabilités. Ainsi, les pourcentages de femmes dans les organes de décision des partis politiques, des associations et des syndicats doivent être déterminés par la loi et des mesures contraignantes doivent être mises en place.
Les inégalités au niveau des droits économiques et du statut des femmes se répercutent sur leur engagement politique, c’est pourquoi les gouvernements doivent favoriser l’emploi des femmes. De la même façon, on ne luttera pas efficacement contre les violences à l’égard des femmes tant qu’il y aura autant de précarité socio-économique, car celle-ci est la cause de nouvelles formes de violences et de mariages forcés.
L’utilisation d’un langage « conscient et conceptualisé » (par exemple l’expression mariage des enfants mineures au lieu de mariages précoces) et la vulgarisation des lois de protection existantes mais méconnues par les agresseurs et les victimes potentielles sont des moyens envisagés pour que les lois soient plus effectives. Des actions devraient être engagées de façon prioritaire contre le viol qui se banalise et augmente partout en Méditerranée. Protéger les femmes migrantes et les enfants qui les accompagnent contre les violences sexuelles dans les pays en conflit, de transit et d’exil -comme la Syrie ou la Lybie- est aussi une urgence.
D’autres pistes ont été identifiées dans ce domaine : mener des campagnes adaptées au grand public, y compris aux populations peu éduquées, sur l’impact des grossesses non désirées et unifier les discours de plaidoyer au niveau des pays de la région qui justifient certaines formes de violences au nom des textes religieux ou des « coutumes ». Quant aux pays qui ne possèdent pas encore de lois cadres contre les violences, ils ont tout intérêt à s’inspirer de la loi tunisienne adoptée en 2017 et considérée comme référentiel juridique avancé.
Enfin, l’autonomisation économique est le grand chantier auquel il faut s’attaquer encore et toujours pour que les luttes féministes se traduisent par des résultats. L’accès des femmes aux secteurs rémunérateurs est une tâche inachevée mais prometteuse. Pour se concrétiser, l’émancipation économique des femmes requiert des mesures de discrimination positive dans la fiscalité et l’accès aux crédits, œuvrer pour une égale représentation des femmes et des hommes dans les instances de décision des entreprises, encourager les femmes à investir dans les nouvelles formes d’économie durable et impliquer les pouvoirs locaux dans les programmes d’appui et d’accompagnement des femmes entrepreneures.
De façon transversale, les associations locales sont proches des réalités du terrain. Grâce à elles, des données uniques sont recueillies sur la mise en œuvre des plans et des politiques nationales et régionales en faveur de l’égalité. Les institutions et plateformes internationales doivent reconnaître ce rôle de vigilance démocratique exercé par les associations, leur expertise et les soutenir avec des moyens financiers car elles empêchent la non régression des droits acquis. En outre, les acteurs du Dialogue régional sur le plaidoyer ont revendiqué le travail conjoint entre les institutions de nature différente (académique, politique, opérationnelle…) pour obtenir un impact plus fort sur le plan juridique mais surtout social. Il doit y avoir une convergence entre les efforts de ces associations et la volonté politique dans l’optique d’instaurer une diplomatie féministe. La lutte contre la violence à l’égard des femmes en particulier nécessite l’engagement de tous les acteurs politiques et de celles et ceux qui sont aux plus hautes sphères de pouvoir.
Résumé de Noura Raad de l'événement du vendredi 24 novembre à Copenhague qui a été organisé par le Réseau et "women refugee" et où Noura Raad est intervenue sur le thème "portait sur le contexte socio-culturel des violences faites aux femmes" et "la convention d'Istanbul".
Voici aussi quelques photos de cet événement.
VENDREDI
24 NOVEMBRE 2017 : ÉVÉNEMENT COORGANISÉ ENTRE EUROPEAN NETWORK OF MIGRANT
WOMEN & WOMEN REFUGEE ROUTE – COPENHAGUE
L’événement
a commencé par un dîner collectif et solidaire entre participantes et personnes
présentes.
Ensuite,
Mina Jaf, vice-présidente du ENoMW et fondatrice de Women Refugee Route, a
introduit cette rencontre-conférence. Elle a remercié toutes les personnes
présentes et a présenté l’intérêt de cette rencontre.
Anna
Zobnina, coordinatrice de la politique et de la stratégie du ENoMW, a présenté
le réseau, ses objectifs et travaux et l’importance du présence du réseau à
Copenhague et de la conférence. Elle a animé les deux ateliers.
Le
premier atelier était composé des intervenantes suivantes : Salome Mbugua,
Noura Raad et Layla Saidy.
Salome,
présidente du ENoMW et fondatrice de AkiDwA, a expliqué et a introduit la
Convention d’Istanbul, son importance dans le cadre de la lutte contre les
violences faites aux femmes et elle présenté les deux volets de cette
Convention : 1- la prévention des violences fondées sur le genre et
commises sur les filles et les femmes 2- la protection des femmes victimes de
violences sexistes et sexuelles ou de genre. Salome a aussi établit le lien
entre les dispositions de cette Convention et son efficacité pour la lutte
contre les violences faites aux femmes migrantes.
Noura,
membre CA du FFM et membre CA du ENoMW, est intervenu sur le contexte
socio-culturel, les origines des violences faites aux femmes, à savoir les
stéréotypes de genre, la façon dont ils influencent le droit et leur combat et
leur élimination par le recours à la Convention d’Istanbul qui est un
instrument juridique important et efficace nécessaire à être ratifier et à être
appliquer par tous les États.
Layla,
quant à elle, militante pour les droits des femmes et survivante des MGF, a
raconté sa vie et son expérience dans son pays d’origine Gambie où elle a été
mutilée et mariée forcément et où elle a subi plusieurs souffrances physiques
et psychologiques. Ensuite, elle a raconté comment elle a fui son domicile et
comment elle s’est engagée dans la lutte contre les MGF pour demander d’arrêter
cette pratique et pour aider les filles victimes. Aujourd’hui, elle réside à
Copenhague et elle a fondé une ONG pour aider les victimes de MGF et pour
sensibiliser sur la nécessité de bannir cette pratique partout dans le monde.
Le
deuxième atelier a été composé des intervenantes suivantes : Francesca
Cantarella, Pia Deleuran et Mozhdeh Ghasemiyani et Benedicte Preuthun
Mortensen.
Francesca, avocate en Italie et consultante juridique au Copenhague
travaille sur l’identification des femmes victimes de traite et victimes de
violences fondées sur le genre. Elle s’est intervenue sur cette question en
présentant son travail dans ce domaine et les difficultés qu’elles confrontent.
Elle a notamment mis l’accent sur le droit interne danois en matière de
pénalisation de la traite des êtres humains suite à la ratification de la
Convention de Palerme, elle a expliqué ce sujet en droit criminel danois et
elle a mis la lumière sur les termes juridiques employés dans la définition de
cette infraction et qui conduisent à des confusions et à rendre difficile la
possibilité d’identifier les victimes et à limiter son application. Elle a
alors parlé des lacunes juridiques et de la défaillance de la loi pénale
danoise en la matière. Elle a aussi évoqué la pratique et, plus précisément, le
comportement de la police danoise et la façon dont ils traitent les victimes.
Enfin, elle a expliqué que la police arrête parfois les prostituées (sachant
que la prostitution est légalisée au Danemark), elle les envoie au centre de
lutte contre le trafic pour les identifier et savoir si elles sont des victimes
de traite ou pas. Ensuite, si elles sont identifiées comme des victimes, elles
sont renvoyées devant le ministère d’immigration et n’ont plus le droit de
rester sur le territoire danois. De plus, si elles demandent l’asile, leur
dossier est souvent rejeté.
Donc, l’État ne reconnait pas les prostituées comme victimes de
violences, il incrimine la traite, mais il est difficile d’identifier les
victimes, d’appliquer la loi et de les protéger.
Ensuite, Pia, aussi avocate au Danemark et elle travaille surtout
sur les dossiers des femmes victimes de violences de manière générale et
victimes de violences conjugales plus spécifiquement. Elle a expliqué que dans
ce domaine, le droit et les juridictions sont ignorants au genre, c’est-à-dire,
ils ne prennent pas en considération que les femmes sont les premières victimes
de ces violences, abus et exploitations. Pour illustrer ce propos, elle
présente quelques affaires sur lesquelles elle a travaillé et elle a expliqué
les difficultés de la poursuite des affaires au niveau judiciaire. Ensuite,
elle a évoqué le rapport élaboré par GREVIO (le groupe d’experts sur la lutte
contre les violences faites aux femmes et la violence domestique qui évolue l’implémentation,
le respect et l’application de la Convention d’Istanbul) sur le Danemark (qui a
été élaboré le jour même) et elle a affirmé que, d’après les premières lignes,
il est clair que le rapport ignore la réalité et ne présente pas les problèmes
existant au Danemark sur le sujet des violences sur les femmes, ni sur les
difficultés juridiques et pratiques. Enfin, sur le sujet des femmes migrantes,
elle a évoqué aussi le problème des langues puisque la loi n’existe pas dans
des langues différentes que le danois et les femmes ignorent alors leurs droits
et la procédure juridique.
Mozhdeh, d’origine iranienne et migrante au Danemark, est une
psychologue qui travaille avec les femmes traumatisées suite aux violences
qu’elles ont subies. Elle a parlé des violences conjugales dont les femmes sont
victimes, des souffrances et traumatismes suite à ces violences, des difficultés
de prise de décision et de séparation de l’agresseur. Elle a aussi mis l’accent
sur ces femmes victimes qui décident de retourner chez leurs maris agresseurs
dans leurs pays d’origines parce qu’elles n’arrivent pas à régulariser leur
situation juridique ou pour d’autres raisons. Elle a évoqué les difficultés
qu’elles confrontent à tous les niveaux. Ensuite, elle a parlé de sa propre
expérience en tant que réfugiée et fille qui vivait avec sa mère célibataire et
ses cinq sœurs. Elle a raconté les difficultés et violences auxquelles elles
étaient soumises et la crainte de la mère que ces filles soient abusées ou
violées ou déshonorées…. Ensuite, elle a parlé de ce traumatisme des femmes
victimes et de la nécessité d’une thérapie pour s’en sortir de cette situation.
Enfin, suite aux différentes interventions de la part des
militantes et expertes sur les violences faites aux femmes, la dernière
intervenante, Benedicte a clôturé en mettant l’accent sur la nécessité d’une
autonomisation économique des femmes. Ainsi, elle a présenté son affaire
qu’elle a fondé elle-même « Bike & Blooms company » pour
l’empowerment des femmes. Elle a expliqué son parcours et comment elle a eu
cette idée et elle a créé cette société de vente de fleurs sur des vélos. Elle
a aussi expliqué l’intérêt de ce travail et les stages qu’elle offre aux
migrantes, réfugiées et jeunes filles à temps partiel pour qu’elles puissent
poursuivre leurs études. Son discours était inspirant, fort et motivant.
Enfin, cet événement a été clôturé par l’annonce de Nadia Bakhshi Award,
par Mina Jaf et Catherine Mahoro (membres du CA du ENoMW), en expliquant la vie
de cette femme migrante, son parcours, sa lutte, son combat, sa force et l’intérêt
de cet award qui a pour but de rassembler des fonds pour les femmes migrantes présentes
chez Melissa Network (ONG en Grèce qui travaille avec les femmes migrantes pour
les aider à tous les niveaux, les accompagner, les soutenir…).
SÉCURITÉ ET TRADITION OU LA VIOLENCE CONTRE LES FEMMES? Convention d' Istanbul et les droits universels des femmes migrantes
Partout dans le monde par l' homme et les catastrophes naturelles, les guerres et les conflits intensifient.
L' Europe a réagi en militariser de plus en plus les frontières et externalisant la gestion des migrations vers les pays et les régimes que les femmes et les filles tentent de fuir. Pour ces femmes, le prix de la liberté et de la justice est désormais soumis à de multiples formes de violence masculine en cours de route.
Ceux qui le font en Europe continuent de faire face à la violence et à la discrimination par leur procédure d'asile. Les quelques chanceux qui ont obtenu le statut de réfugié sont alors confrontés à la main - d'œuvre et l' exclusion sociale, les marginalisant dès le départ. Ils sont également menacés par la pauvreté, la prostitution et de l' exploitation, alors que la violence dont ils font face dans leur propre communauté est justifiée par des raisons de la culture et de la tradition.
Pour les 16 jours d'activisme contre la campagne de violence basée sur le genre à partir du 25 Novembre (la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l' égard des femmes), Réseau européen des femmes migrantes et les femmes Route des réfugiés organisent un événement de deux panneaux pour discuter de la situation des les femmes migrantes et réfugiées en Europe.
Nous aborderons la violence et la discrimination dont ils font face, de fait et de droit, et le rôle de la Convention d' Istanbul peut jouer dans la protection des droits de l' homme universels de toutes les femmes.
L'événement marquera également le lancement de la deuxième phase de Nadia Bakhshi Award - le régime de soutien aux femmes réfugiées couru par Melissa Réseau , la Grèce, et soutenu par le Réseau européen des femmes migrantes.
conférenciers:
Mme Salome Mbugua, (ENoMW Président, Fondateur de Wezesha Dada & AkiDwA), Mme Noura Raad (Expert juridique, Forum Femmes Méditerranée), Mme Mina Jaf (Fondateur des femmes Route des réfugiés), Mme Zindzi Mandela (Ambassadeur de l' Afrique du Sud au Danemark) , des représentants du Parlement danois et du Conseil des femmes danoises.
suivi par la mise en réseau cocktail à 20.30h
DÉCLARATION ENoMW SUR LE GROUPE féminicide DES JEUNES FILLES EN AFRIQUE DE L' OUEST- Bruxelles, le 8 Novembre 2017
Plus de 26 femmes d'Afrique occidentale, soupçonné d'être du Nigeria et de 14-18 ans, ont été retrouvés morts dans la mer Méditerranée dans les derniers jours. La mort des migrants en mer, d'être une « tragédie » une fois, est devenu une « norme » en Europe.
Dans le cas des femelles sub - saharienne dont les vies ont été perdues en cours de route vers l' Europe, il est un résultat de la gestion des frontières agressive menée par les autorités européennes. Il est également un résultat de la violence masculine systémique perpétrées contre les femmes à tous les stades de leurs voyages, en dehors et en Europe.
Alors que les autorités italiennes enquêtent sur cette affaire pénale, le Réseau européen des femmes migrantes condamne, en termes les plus forts, cet acte de violence contre les femmes, et appelle à une enquête en temps opportun, légitime et efficace où la primauté des droits de l' homme doit être respecté au- dessus « la sécurité », « des motifs politiques » et « économiques », conformément aux traités de l' UE et de la Charte des droits.
Nous exigeons que cet acte de violence est reconnue pour ce qu'elle est - la violence contre les femmes et les filles (VAWG) et féminicide , à savoir le meurtre de femmes motivées par des attitudes patriarcales envers les femmes en tant que groupe qui sanctionnent le traitement des femmes comme la propriété des hommes à propriété, exploité , violé et privé de la vie.
Nous exigeons que les auteurs de cet acte de violence soient traduits en justice en pleine rigueur des lois disponibles, y compris la Convention d' Istanbul, l' Union européenne contre la traite directive, CEDAW, Convention des Nations Unies 1949, Protocole de Palerme et la Convention de Genève.
Nous exigeons que les autorités chargées de rétablir la justice aux victimes qui ont survécu, ainsi que les familles de ceux qui ont pas, le faire en coopérant activement avec les services spécialisés - experts féministes sur VAWG, les refuges pour femmes, les organisations de femmes migrantes - comme stipulé dans les lois et les politiques européennes.
Nous exigeons que les autorités européennes reconnaissent les effets dévastateurs de la militarisation anti-humains droits des frontières de l' Europe, cesser d' imposer une pression financière sur les gouvernements extérieurs à « gérer la migration » et mettre un terme à l' UE de subventionner des « centres de détention » en Afrique qui sont maintenant devenus le trafic non officielle, l' exploitation sexuelle et les marchés d'esclaves .
NOUS damand que maintenant, l'Europe arrive à la fin de l' année d'action en faveur de la lutte contre la violence à l' égard des femmes , les autorités européennes reconnaissent explicitement les liens entre le marché européen de la prostitution, la traite des femmes, la violence et le féminicide, et engagent des actions concrètes pour éliminer ces formes reliés entre eux de VAWG.
Nous exigeons que les hommes en Europe qui le considèrent comme leur droit d'avoir accès sexuel aux corps féminins dans les transactions commerciales sont finalement tenus responsables de leur anti-femme et des attitudes anti-droitsde l' homme-et comportement.
Il est pour ces hommes que les femmes sont victimes de trafic vers l' Europe. Il est à cause de ces hommes, ils sont maintenant morts. Ce sont ces hommes, ainsi que les trafiquants et exploiteurs, pas leurs victimes, qui doivent appeler à la justice.
Compte rendu des activités auxquelles Noura RAAD, administratrice du FFM et board member du Réseau européen pour les femmes migrantes a participé
7-11 septembre: Participation à AGORA: Ecole pour les jeunes féministes (Lobby Européen des Femmes- EWL) - Bruxelles
Cette année, j'ai participé à l'agora jeune féministe 2017 à Bruxelles qui est organisée par EWL. 50 jeunes féministes étaient présentes, le thème était le renforcement du rôle des femmes et du leadership féministe. Plusieurs ateliers et activités ont été organisés pour comprendre l'évolution du féminisme en Europe et renforcer nos capacités et notre lutte. L'objectif était d'être toutes actives, de partager nos expériences, de parler de notre expertise, de notre activisme, d'apprendre à travailler ensemble, établir des liens, des stratégies et mettre en place des actions communes. le but est de réunir ces jeunes féministes à Bruxelles et de garder des contacts pour l'avenir.
Nous avons beaucoup appris, il y avait des femmes féministes engagées, militantes, ouvertes, qui croient en ce combat. les débats ont eu lieu sur des sujets très différents, notamment la participation à des ateliers sur la prostitution, les femmes migrantes, le féminisme en europe, les violences sexistes et sexuelles, etc.
Les discussions étaient intéressantes, nous avons partagé nos expériences, nos connaissances, nous avons parlé de stratégies et d'actions dans nos ONG et des défis. il y a eu des moments d'émotion, nous avons partagé les moments forts et difficiles aussi de notre lutte. Ce fut une expérience formidable à partager avec les jeunes féministes et pour tisser des liens.
Mais il y avait aussi des moments de doute, de confusion, de peur et de réflexion. Dans cette Agora, j'ai remarqué plusieurs critères qui divisent les féministes d'aujourd'hui. D'abord la question de la diversité, il n'y avait pas tellement de diversité et ce terme était parfois utilisé dans le sens de la division au lieu de la solidarité, de la richesse et de l'universalisme. Le terme "intersectionnalité" (qui veut dire discriminations multiples en tant que femmes et aussi suite à notre langue, couleur, race, religion, handicap, orientation sexuelle, etc.) était utilisée tout le temps, mais il me semblait qu'il n'était pas employé dans son sens et qu'il aidait à faire des féministes des groupes séparés au lieu de voir l'intersectionnalité comme un moyen de rassembler nos expériences et discriminations pour voir leur véritable origine et pour comprendre que notre but est commun: c'est la lutte contre le patriarcat. Ce terme est utilisé de manière à oublier notre but et conduit à la division du féminisme et au rejet de l'universalisme. Il aboutit à la formation de féministes noires, de féministes roms ....
Enfin, ces problèmes de «diversité» et d '«intersectionnalité» ont conduit à des discussions intenses et fortes sur «noir» et «blanc» et à la division des féministes! C'était très dur et triste de voir de jeunes féministes qui partagent ce discours, alors que aujourd'hui la situation des femmes est horrible partout dans le monde et que nous avons besoin d'une solidarité.
Enfin, le dernier jour, je ne pouvais pas y assister parce que j'avais un vol très tôt. Mais tout le monde s'est rencontré, elles ont parlé de leur ambition et des actions communes pour l'avenir.
Cette expérience à agora m'a permis d'apprendre, de voir des choses qui étaient invisibles et incompréhensibles pour moi et de comprendre que la diversité doit être une richesse et nous avons besoin de plus de solidarité pour ne pas oublier notre objectif principal et pour combattre le patriarcat et la domination masculine!
11-15 septembre: Rencontre de Naples sur les femmes actrices du dialogue
KIMIYYA: la diversité des femmes dans la région Euro-Med.
Conférence sur "Les femmes actrices du dialogue" tenue à Naples du 11 au 15 septembre 2017, organisée par la Fondation Anna Lindh (ALF) et Fondazione Mediterraneo et les chefs de file des fondations, ONG, associations et réseaux de l'Euro-Méditerranée (membres de le la FAL)
Forum Femmes Méditerranée a participé et est intervenu sur deux sujets: - Esther Fouchier sur "Les voix des femmes"
-Noura Raad sur "les femmes migrantes et le Réseau européen pour les femmes migrantes (ENOMW)"
En résumé, j'ai présenté la migration comme un moyen de renforcement des inégalités entre les sexes et de soumission des femmes aux violences et discriminations. J'ai mentionné les femmes qui migrent pour étudier ou chercher un emploi, les femmes victimes de traite et enfin les réfugiées. J'ai mentionné les obstacles et les violences auxquelles elles sont confrontées suite à la domination des hommes, au patriarcat et aux stéréotypes de genre. J'ai donné plusieurs exemples pour illustrer ce phénomène de soumission et de violences. Puis j'ai parlé de la nécessité d'une solidarité féministe et de stratégies communes pour donner la parole à ces femmes, les sensibiliser, les aider et lutter contre les violences et l'inaction des gouvernements. J'ai parlé du réseau européen pour les femmes migrantes, de sa constitution, de la diversité de ce réseau, de son objectif, des valeurs partagées, de nos stratégies, de la solidarité entre les femmes migrantes, de notre rencontre à Athènes, de la solidarité avec les femmes réfugiées (activisme, commentaires sur les directives, etc., conférences, démonstrations, etc.)
Enfin, j'ai appelé à une solidarité entre et envers les femmes migrantes....
Un Prix de la Méditerranée pour les femmes a été décerné à Fouzia Assouli, Présidente de la Fondation des Femmes de l'Euro-Méditeranée et de la Fédération de la ligue Démocratique des Droits des Femmes (FLDDF), pour son militantisme, son engagement et sa lutte féministe pour les droits des femmes dans tous les domaines et les pays Euro-Méditerranéens.
3 octobre: consultation juridique et rencontre des experts à l'Institut Européen pour l'égalité des genre (EIGE)- Vilnius
Cette rencontre avait pour objectif de rassembler des experts des pays européens pour examiner la Directive du Parlement Européen 2011/36/UE du 5 avril 2011 sur la prévention de la traite des êtres humains et la lutte contre ce phénomène ainsi que la protection des victimes et, plus spécifiquement, d'un point de vue du genre donc ses conséquences sur les femmes victimes de traites qui sont forcées à se livrer à la prostitution ou aux mariages forcés. LE but de l'analyse de cette Directive était de voir si elle était efficace, les choses qui manquent, qui sont mal rédigées et ce qu'il faut ajouter pour éliminer ce phénomène et protéger les femmes victimes et prévenir sa réalisation.
Nous avons mis l'accent sur la première conséquence du phénomène de traite qui est la prostitution et sur la nécessité d'une harmonisation entre les législations des pays européens pour abolir cet acte qui est une exploitation sexuelle des femmes et pour aider ces victimes et les accompagner et les assister.
Il y avait 3 ateliers l'après-midi, j'ai participé à celui concernant l'accès à la justice pour les femmes victimes de traite et j'ai mis l'accent sur les limites et les obstacles dans les pays européens notamment lorsque la victime est une femme migrante et sur quelques stratégies qui doivent être adoptées par les acteurs aux sein de l'état.
A la fin de cette réunion, des recommandation ont été élaborées pour faciliter la transposition de certaines dispositions de la Directive contre la traite des êtres humains, afin de soutenir les États membres dans la mise en œuvre des politiques de l'UE visant à combattre la violence sexiste/sexuelle dans toutes ses formes. Ces recommandations vont être harmonisées et finalisées par EIGE et vont ensuite être adressées aux gouvernements des Etats de l'UE
Le Réseau Européen pour les femmes migrantes les activités pour le mois d'Octobre
L'ENoMW a reçu un financement de l'Open Society Foundation et de la Commission européenne; vous recevrez plus de détails par un email séparé.
En outre, nous aimerions vous informer qu'en novembre, le Conseil d'administration du Réseau tiendra une réunion à mi-parcours à Copenhague. Le conseil discutera des questions de financement et des détails de la prochaine AGA prévue pour le début de l'été 2018.
LES ACTIVITES
6-10 juin
Anna, Salome, Teresa et Mina ont pris part à quelques événements du Lobby européen des femmes à Bruxelles.
Salome a présenté notre motion «Contre l'Europe normalisant la prostitution des femmes migrantes et réfugiées» à l'AGA du LEF.
Anna a pris part au Groupe Économique Féministe du LEF qui prépare le Pacte Pourpre - Modèle Économique Féministe pour l'Europe. Teresa a participé à la Task Force pour les Etats baltes et balkaniques d'Europe centrale.
28-30 juin
Nous avons été invités à une réunion du POED où l'ENoMW a été élue pour représenter la Région européenne dans le groupe de travail sur les migrants et la diaspora du POED. À Berlin, nous avons également pris part au Global Migration Forum - nous avons parlé des femmes migrantes lors de l'événement parallèle organisé par le CPDE.
13 septembre
Anna Zobnina a donné une conférence au nom de l'ENoMW à l'Alliance libre européenne pour les femmes, les frontières et les droits de l'homme au Parlement européen.
7-11 septembre
Noura Raad administratrice du Forum Femmes Méditerranée a été élue membre d'ENOMW & FFM pour le camp féministe Agora par EWL (European Women Lobby). Vous pouvez en lire plus dans le post de Noura dans notre groupe Facebook.
11-15 septembre
Noura Raad du FFM a représenté le Réseau à la conférence sur les «Femmes actrices du dialogue» organisée à Naples, organisée par la Fondation Anna Lindh (ALF) et Fondazione Mediterraneo et les chefs de fil des fondations, ONG, associations et réseaux de l'Euro-Méditerranée.
Dans son intervention, Noura s'est concentré sur la migration comme un moyen de renforcement des inégalités entre les sexes et de soumission des femmes aux violences et discriminations multiples. Elle a également parlé des objectifs de l'ENoMW et de la nécessité d'une solidarité entre et envers les femmes migrantes.
14-15 septembre
Notre membre de la Pologne, Khedi Alieva, a représenté le Réseau à la conférence de l'Académie des Sciences de Pologne, Maria Sklodowska-Curie et Migration Research Center à Lublin avec le document "Entre politique d'immigration, politique d'immigration urbaine et auto-organisation des réfugiés - Gdansk ".
3 octobre
Noura Raad et Anna Zobnina ont représenté le Réseau lors de la réunion d'experts de l'Institut européen pour l'égalité des genres (EIGE) et ont discuté du rapport que le Réseau prépare pour évaluer la politique anti-traite dans l'UE d'un point de vue du genre.
10 octobre
Anna Zobnina, notre responsable de la stratégie et des politiques, a représenté le Réseau lors de la conférence sur le statut de la femme à Edimbourg organisée par le membre Women Being Project d'ENoMW.
11 octobre
Notre présidente, Salome Mbugua, a représenté le Réseau à la conférence internationale «Les filles et les petites filles entre droits et traditions: les mutilations génitales féminines et autres pratiques néfastes» qui a eu lieu à Lisbonne. La conférence a été organisée par Associação Mulheres sem Fronteiras, membre de la Plateforme portugaise sur les droits des femmes, dans le cadre d'un projet intitulé Pelo Fim da Excisão. Faço (p) Arte.
14-15 octobre
L'ENoMW a organisé deux panels à la plus grande conférence sur le féminisme à Londres.
Nous avons été représentés par Salome Mbugua, Anna Zobnina et Alicia Arbid qui ont parlé ensemble avec Sadia Hameed de Critical Sisters, UK et Julie Bindel, une féministe britannique et militante contre la prostitution, qui a présenté son nouveau livre sur le commerce sexuel mondial.
Qu'est-ce que nos membres font le mieux?
Chaque newsletter présentera un projet de l'un de nos membres
«Partager des vies, partager les langues: un projet pilote pour l'intégration sociale et linguistique des nouveaux Écossais»
Membre du Centre international des femmes Dundee (DIWC) de l'ENoMW et du Scottish Refugee Council.
Ce projet visait à développer un apprentissage des langues communautaire flexible et créatif, basé sur un modèle d'éducation par les pairs. Deux groupes de pairs multilingues (dont un groupe de femmes seulement) ont été formés, réunissant des réfugiés syriens et des anglophones. Le soutien local d'un kinder-garden a permis aux participantes d'obtenir
Election de Noura RAAD, administratrice du FFM pourmembre d'ENOMW & FFM pour le camp féministe Agora par EWL (European Women Lobby).
7-11 septembre
Noura Raad administratrice du Forum Femmes Méditerranée a été élue membre d'ENOMW & FFM pour le camp féministe Agora par EWL (European Women Lobby).
11-15 septembre
Noura Raad du FFM a représenté le Réseau à la conférence sur les «Femmes actrices du dialogue» organisée à Naples, organisée par la Fondation Anna Lindh (ALF) et Fondazione Mediterraneo et les chefs de fil des fondations, ONG, associations et réseaux de l'Euro-Méditerranée.
Dans son intervention, Noura s'est concentré sur la migration comme un moyen de renforcement des inégalités entre les sexes et de soumission des femmes aux violences et discriminations multiples. Elle a également parlé des objectifs de l'ENoMW et de la nécessité d'une solidarité entre et envers les femmes migrantes.
Rapport de 2017 AGA
Suite à l' Assemblée Générale de ENoMW (EUROPEAN NETWORK OF MIGRANT WOMEN ) à Athènes 2-4 Juin, voici le rapport 2017
Rapport de 2017 AGA
AGM matériaux peuvent être téléchargés:
Présentations PPT (ateliers et rapports du conseil d'administration)
ENoMW Féministe
Aide -mémoire
ENoMW de position sur la prostitution
Rapport de 2017 AGA
AGM matériaux peuvent être téléchargés:
Présentations PPT (ateliers et rapports du conseil d'administration)
ENoMW Féministe
Aide -mémoire
ENoMW de position sur la prostitution
Le FFM était présent à Athènes à la rencontre annuelle du Réseau Européen pour les Femmes Migrantes et une Déclaration de solidarité avec les réfugiées a été conclue à la fin des travaux.
RESEAU EUROPEEN DES FEMMES MIGRANTS (ENoMW) : DÉCLARATION DE SOLIDARITÉ AVEC DES FEMMES ET DES FILLES RÉFUGIÉES
Bruxelles, le 9 Juin 2017
«I am not free while any woman is unfree, even when her shackles are very different from my own» - "Je ne suis pas libre tant qu'aucune femme n'est libre, même si les chaînes qui les retiennent sont différentes des miennes"- Audre Lorde
Les 2-4 Juin, le Réseau européen des femmes migrantes (ENoMW) a tenu son assemblée générale annuelle à Athènes, organisé par Melissa - Network, une ONG locale qui travaille sur le renforcement des capacités des femmes et des filles migrantes et des réfugiées et sur leur autonomisation. Lors de notre rencontre, nous avons visité aussi un camp de réfugiés.
Nous, en tant que Réseau, nous rejetons l'expression de « crise des réfugiés ». La situation catastrophique dans laquelle se trouve des milliers de réfugiés, y compris les femmes et les filles,n'est pas leur crise. C'est une crise des valeurs et des priorités européennes et un résultat du modèle politique et économique non durable guidé par les institutions mondiales patriarcales.
Après avoir été à Athènes pour seulement quelques jours, il est évident de voir les conséquences du statut de réfugié sur la vie d'un individu. Dans le cas des femmes, dont leur vie entière est imprégnée par les discriminations patriarcales, ce bilan est profond, durable et omniprésent. Les violences masculines - le viol, le trafic et les exploitations sexuelles - et l'oppression des femmes et des filles réfugiées, prennent des formes interpersonnelles, familiales, structurelles et juridiques. Le pire, c'est que la société considère les femmes comme responsables de cette oppression en qualifiant ces actes de questions relatives aux femmes et non de la responsabilité des auteurs.
ENoMW est convaincu que la centralisation de la sécurité des femmes et leur bien-être est non seulement la solution afin de mettre fin aux violences et aux discriminations exercées contre les femmes réfugiées. Mais c'est aussi le moyen pour pouvoir lutter contre les violences et les inégalités qui sont à l'origine de la crise provoquée par le militarisme omniprésent, la guerre impérialiste et l'exploitation patriarcale des plus vulnérables.
Nous exigeons la reconnaissance, l'investissement et un soutien structurel aux initiatives et aux ONG locales qui travaillent avec les femmes et les filles réfugiées. Nos ONG partenaires qui sont concernées par la situation actuelle des réfugiés doivent donner la priorité aux filles et aux femmes dans leur analyse, les services et le financement et doivent investir dans le leadership des femmes réfugiées. Ce leadership ne peut être atteint par la charité traditionnelle, la réduction des méfaits. Ce leadership exige l'autodétermination politique, l'indépendance économique et l'autonomisation structurelle des femmes réfugiées.
Les femmes réfugiées devraient être alors en mesure de travailler séparément, et d'être égales aux autres membres partenaires dans les structures les plus larges de prise de décision et d'organisation. Nous entendons par là que les femmes devraient avoir leurs propres espaces, les services, le financement nécessaire et les plates-formes qui leur permettront de définir leurs préoccupations et les besoins qu'elles identifient comme importants. Reconnaissant l'importance de la place des femmes doit être motivée par une unité féministe, qui exige que les femmes cherchent activement à se libérer du sexisme, de la discrimination raciale et du système des classes sociaux.Elle exige aussi que nous soyons conscients sur la situation actuelle des réfugiés qui est une crise de l'héritage colonial et des règles patriarcales qui devraient prendre fin.
Ce "disque" féministe repose sur la solidarité féminine qui reconnaît que les femmes et les filles, partout dans le monde, partagent une lutte commune et un ennemi commun. Pour résister, les femmes et les filles doivent se réunir pour organiser, responsabiliser mutuellement et, ce faisant, créer un mouvement fort, indépendant qui conduira à une cohésion sociale plus efficace. En donnant la priorité aux femmes et aux filles, nous pourrions passer et concrétiser l'égalité et la libération pour tous.
Fin de la déclaration
TELECHARGER LA DÉCLARATION ICI >>> ENoMW et les femmes réfugiées Solidarité Juin
Réseau européen des femmes migrantes (de ENoMW) est une plate - forme à l' échelle européenne des femmes migrantes ONG plaidant pour les droits, la liberté et l' égalité des femmes migrantes et réfugiées et les filles en Europe. www.migrantwomennetwork.org
DES ACTIONS POUR LA PRISE COMPTE DES REVENDICATIONS DES FEMMES MIGRANTES ET UNE AIDE À LA STRUCTURATION DU RÉSEAU EUROPÉEN (ENoW) EN FRANCE
En janvier 2007, à Bruxelles, le Lobby Européen des Femmes (LEF) a lancé un projet européen « Mêmes droits, Mêmes voix ». L’association Forum Femmes Méditerranée s’est depuis attachée à relayer ce projet en France et une fois par an, une réunion des associations de France de promotion des droits des femmes migrantes est organisée.
Les objectifs de ces rencontres sont de :
• Sensibiliser le grand public et les institutions aux discriminations subies par les femmes migrantes,
• Établir un cahier de revendications et d’actions, à promouvoir auprès des décideurs, renforcer les réseaux de personnes et d’associations de promotion des droits des femmes migrantes.
Ces réunions se font dans le cadre de la structuration du Réseau des associations de Promotion des Droits des Femmes Migrantes en France.
Nous invitons tous les organismes intéressés par ou travaillant pour les droits des femmes migrantes à nous rejoindre lors de cette réunion annuelle. Cette réunion nous permettra de présenter le bilan du travail des années passées, de présenter les actions pour l’année prochaine, et de donner la parole aux femmes migrantes.
Les organismes principaux qui ont collaboré à la mise en place du Réseau pour la défense des Droits des Femmes Migrantes sont la CLEF (Coordination française du Lobby Européen des Femmes), le GRAIF (Groupement Régional Action et Information des Femmes), l’ENoMW (Réseau Européen pour les Femmes Migrantes) Forum Femmes Méditerranées.
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