De nouvelles associations ont rejoint le Front Feministe comme le Forum Femmes Méditerranée

 


 

Le FRONT FÉMINISTE présente

un manifeste cosigné par 62 associations et réseaux de 7 pays

 

LIBERTÉ ÉGALITÉ FÉMINISME

 

Le féminisme est un engagement pour la justice, l’égalité et la dignité. Universaliste, laïque et solidaire, il rassemble des femmes et des hommes qui, partout dans le monde, combattent le patriarcat, système de violences et d’oppressions fondé sur l’affirmation de la supériorité masculine.

 

Depuis des siècles, des féministes agissent collectivement

     pour l’égalité des femmes et des hommes, en droit et dans les faits

     pour la liberté des êtres humains et la fin des rapports de domination

     pour l’adelphité, c’est-à-dire un idéal associant fraternité et sororité.

 

 

NOUS, RESPONSABLES D’ASSOCIATIONS FÉMINISTES,

affirmons le droit des femmes au respect de leur corps sexué

et cosignons ce manifeste en dix principes.

 

 

En effet, nous constatons depuis le début du 21e siècle

     la banalisation croissante de l’exploitation sexuelle de femmes et de filles

     l’effacement du mot « femme » et du concept de sexe par des transactivistes qui agressent et menacent des féministes et des lesbiennes.

 

Nous dénonçons

     la marchandisation des femmes par la prostitution, la pornographie et la location d’utérus

     la culture du viol, inhérente au système patriarcal

     le contrôle du corps et de l’apparence des femmes

     l’effacement du sexe au profit du genre 


Nous affirmons dix principes

1.     La prostitution est une exploitation sexuelle machiste.

Il n'y a pas de droit à la sexualité. Dans de nombreux pays, les clients-prostitueurs sont, selon la loi, coupables d’un délit.

Une personne n’est ni une chose ni une marchandise. Les réseaux mafieux et les proxénètes qui organisent la traite d’êtres humains et exploitent la vulnérabilité de femmes et de filles commettent des crimes. Le consentement à un acte sexuel venant d’une femme exploitée lui est extorqué par la contrainte ou l’emprise. L’argent n’efface pas la violence.

Les personnes en situation de handicap ne veulent pas acheter des actes sexuels, même masqués sous l’appellation d’« assistance sexuelle », mais vivre dans une société plus ouverte et accessible, ce qui favorisera leur vie sexuelle et affective.

 

2. La pornographie normalise des violences sexuelles infligées à des femmes et à des enfants. Elle met en scène et propage massivement des images de prostitution, relève de la culture du viol et conforte l’ordre machiste. 

 

3. La gestation pour autrui, qu’elle se revendique ouvertement commerciale ou prétendument « éthique », revient à louer l’utérus et la vie d’une femme, en programmant la cession d’un·e enfant comme d’un objet, pour satisfaire le désir de tiers commanditaires. Or un être humain ne peut faire l’objet d’un commerce : c’est un principe fondamental du droit. Un désir ne crée pas un droit. Il n’y a pas de droit à l’enfant.

 

4. Le viol a pour unique responsable le violeur. La honte doit peser, non sur la victime, mais sur le coupable. Chercher des excuses au violeur, c’est être complice.

 

5. Les violences du conjoint ne sont pas de l’amour. L’emprise masculine dans le couple hétérosexuel relève de la possessivité et de la domination. On ne bat pas par amour. On ne tue pas par amour.

 

6. Le respect du corps et de son intégrité est un droit. Les filles et les femmes subissent contrôles et critiques de leur corps, trop gros ou trop maigre, hypersexualisé ou contraint à être dissimulé. Les mutilations sexuelles sont des crimes que l’obéissance à une tradition ne peut justifier.

                                                                                                                          

7. Le voile islamique est une oppression sexiste. En Iran, en Afghanistan ou en Arabie saoudite, des femmes qui refusent de le porter sont harcelées, emprisonnées, fouettées, tuées. En Occident, des femmes subissent des pressions de leur entourage pour le porter, d’autres le portent volontairement, ce qui n’en modifie pas le sens discriminatoire ; pour autant, cela ne justifie pas des violences envers des femmes voilées.

 

8. Le sexe relève de la nature, et le genre de la culture ; c’est l’association des deux qui constitue la personne. Le sexe est une réalité biologique, inscrite dans chacune de nos cellules, avec de multiples conséquences : production de gamètes, cycle menstruel féminin, etc. Le genre, ou sexe social, est une construction sociale et culturelle des rôles féminins et masculins qui promeut l’infériorisation du féminin et sa soumission au masculin.  

 

9. Les « personnes trans » ont droit au respect de leur choix. Elles-mêmes doivent respecter les droits et les choix des femmes.

 

10. La mixité femmes-hommes est notre modèle de société. Néanmoins, les femmes ont droit à des espaces non-mixtes dans certains cas : pour se protéger de la violence masculine (toilettes, vestiaires, prisons ou refuges) ou pour exprimer des souffrances (groupes de parole). La non-mixité peut aussi être un choix politique (groupes féministes) ou de désir (rencontres entre lesbiennes). Quant au sport, admettre des « femmes trans » dans des compétitions féminines est inéquitable pour les femmes.

 

Des femmes et des filles cumulent plusieurs oppressions,

de par leur origine ethnique, leur couleur de peau, leur âge, leur apparence,

leur lesbianisme, leur pauvreté, leur handicap, etc.

Toutes ont en commun d’être du sexe féminin.

Nous sommes solidaires avec elles.

Nous voulons un monde juste.

Liberté Égalité Féminisme 

 

 

Lancé le 8 mars 2022 par les Chiennes de garde et Zéromacho, ce manifeste du FRONT FÉMINISTE

est ouvert à la signature d’autres associations : front.feministe@gmail.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au 13 octobre 2022, le manifeste du FRONT FÉMINISTE est cosigné par 62 associations de 7 pays (Allemagne, Belgique, Canada, Espagne, États-Unis, France et Italie)

 

B = Belgique ; CAN = Canada ; D = Allemagne ; E = Espagne ; USA = États-Unis ;  F = France ; I = Italie

Pour certains collectifs internationaux, il s’agit de la section française.

 

 

F L’Amazone, activistes féministes radicales

F Amicale du Nid

F Bagdam Espace lesbien, Toulouse

F Centre Évolutif Lilith

F CHANCEGAL

F Chiennes de garde

F 50-50 Magazine

F Coalition internationale pour l'abolition de la maternité de substitution

F Collectif Féminicides par Compagnons ou Ex

F Collectif Femmes sans voile d’Aubervilliers

B Collectif Laïcité Yallah

F Collectif Libertaire Anti-Sexiste

F Collectif Midi-Pyrénées pour les Droits des femmes

E Comisión para la Investigación de Malos Tratos a Mujeres

F Conseil national des femmes françaises

F CoRP Collectif pour le respect de la personne

I Corrente Rosa

F CQFD Lesbiennes féministes

F le CRI, association abolitionniste de la prostitution

F Deep Green Resistance

F Dragon Bleu TV

F Encore féministes !

F Équipes d'Action Contre le Proxénétisme

F Fédération Nationale Solidarité Femmes (73 associations en France)

E Feministas al Congreso

F Femmes contre les intégrismes 

F magazine Femmes ici et ailleurs

F Femmes libres, émission sur Radio libertaire

F Femmes Monde

F Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir

F Femmes solidaires

F Folles Saisons

B Fondation Millennia2025 Femmes et Innovation

E Forum Femmes Journalistes Méditerranée

F Forum Femmes Méditerranée

D Frauen für Freiheit

F Genre & Cultures

D KOFRA

F Libres MarianneS

F Ligue des Femmes Iraniennes

F Ligue du droit international des femmes

D Mannheim gegen Sexkauf

F Les Marianne de la diversité

F  Mémoire traumatique et Victimologie

F  Mères pour la paix

D Migrantinnen für Säkularität und Selbstbestimmung

F Mouvement des femmes kurdes

B Observatoire féministe des violences faites aux femmes

CAN Pour les droits des femmes-Québec

USA The Phyllis Chesler Organization

F Planning Familial 94, association dép. de Maisons-Alfort, Val-de-Marne

F 44 Vilaines Filles, association lesbienne féministe

F Radical Girlsss

F Rebelles du genre

F Regards de femmes

F Remue Méninges Féministe, émission sur Radio libertaire

F Réseau féministe « Ruptures »                                                       

F Réussir l’égalité femmes-hommes

F La révolution sera féministe, émission de Radio Galère, Marseille

B Synergie Wallonie pour l’Egalité entre les Femmes et les Hommes

F Women’s Declaration International - France

F collectif Ypomoni — Pour une approche éthique des questions de genre 

F Zéromacho — Des hommes contre la prostitution et pour l’égalité femmes-hommes

Communiqué du Front Féministe - Violences entre féministes : ça suffit !

 

Violences entre féministes : ça suffit !

 

Des féministes manifestant pour le droit à l’avortement ont été harcelées, agressées, violentées, et l’une d’elles a été blessée (fracture d’un doigt).

Où ? En Iran ? Aux États-Unis ? Non ! À Paris, le 28 septembre.

Par qui ? Par des opposants à l’avortement, droit fondamental des femmes ? 

Non ! Par des féministes donnant la priorité aux droits des personnes trans et accusant de transphobie toute féministe qui privilégie d’autres engagements.

 

Ce n’est pas la première attaque contre ces féministes, qui sont membres du groupe l’Amazone Paris, mais cette fois-ci l’aggravation est nette. De plus, le service d’ordre les a insuffisamment défendues, et les organisatrices de la manifestation, le collectif « Avortement : les femmes décident », ont condamné les violences, mais sans distinguer entre agresseuses et agressées.

 

Depuis plusieurs années, nous sommes préoccupé·es par l’accroissement de violences commises par des féministes contre d’autres féministes pendant des manifestations, à Paris, Toulouse, Marseille, Bruxelles, etc. : militantes insultées, bousculées, bombardées avec des œufs ; banderoles arrachées, piétinées, volées ; panneaux arrachés, cassés et utilisés comme des armes.

Des militantes sont traitées de « TERF » (« féministes radicales excluant les trans »), silenciées, harcelées, menacées de mort (cf. l’inscription : « SAUVE 1 TRANS, BUTE 1 TERF », sur la statue de la place de la République à Paris, 7 mars 2021). Plusieurs d’entre elles ont porté plainte.

 

Il faut que cette escalade dangereuse s’arrête.

À qui profitent ces violences ?

 

Prenons le temps de discuter de ce qui nous divise, ayons conscience de ce qui nous rassemble : la lutte contre le patriarcat. Ne faisons pas le jeu des masculinistes ! Soutenons ensemble les Iraniennes manifestant contre le voile, les Afghanes interdites d’école, les Polonaises empêchées d’avorter, etc. !

 

L’Amazone Paris est membre du Front Féministe, que nous avons lancé le 8 mars 2022, et qui rassemble 62 associations de 7 pays, cosignataires du manifeste « Liberté Égalité Féminisme ».

 

Aux féministes de l’Amazone Paris, nous disons :

Nous vous soutenons. Nous faisons front avec vous.

 

Marie-Noëlle Bas, Gérard Biard et Florence Montreynaud, responsables du Front Féministe 


COMMUNIQUE IL Y A 20 ANS SOHANE BENZIANE MOURAIT BRULEE VIVE

 

LIGUE DU DROIT INTERNATIONAL DES FEMMES

Association créée par Simone de Beauvoir

 

 

                                                                                                              Paris, le 2 octobre 2022

 

                                              COMMUNIQUE

 

IL Y A 20 ANS SOHANE BENZIANE MOURAIT BRULEE VIVE

La Ligue du Droit International des Femmes déposera une gerbe de roses blanches le 4 octobre 2022 à Vitry sur Seine, cité Balzac, devant la plaque commérant la mort de Sohane Benziane,

C’est de la prise de conscience des violences sexistes parfois extrêmes dont sont victimes les filles de cités, que naquit le mouvement Ni Putes Ni Soumises. Leur action la plus spectaculaire aura  lieu l’année suivante : une Marche des filles des cités à travers la France, qui démarra de Vitry sur Seine en hommage à Sohane Benziane.

Lors du procès de l’auteur des faits et de son complice, La LDIF qui s’était constitué partie civile en tant qu’association féministe à la demande de la famille obtint, que pour la première fois en France, un crime soit qualifié de sexiste.

Un ouvrage, rendant compte de ces faits et du procès sera publié dans les mois à venir. Ce devoir de mémoire nous le devons à cette jeune fille qui avait osé tenir tête à son bourreau, à ses amies qui ont eu le courage de témoigner le soir même de sa mort, rompant ainsi l’omerta de la cité, et aux sœurs de Sohane dont la souffrance reste toujours vive.

S’associent à cet hommage : Des Chroniqueuses de ‘Chroniques du sexisme ordinaire’/ Encore féministes/Femmes Solidaires/La révolution sera féministe /Libres Mariannes/Mouvement pour la Paix et Contre le Terrorisme/Regards de Femmes/Réseau Féministe « Ruptures » / Regards de Femmes

 

 

Contacts : 06 38 39 42 92, 06 888 44 009, 06 10 39 94 87

 

                      6 Place Saint-Germain des Prés, 75006 Paris, site www.ldif.asso.fr;