Recommandation de soutien à la Convention d’Istanbul 1 Adoptée par la Conférence des OING le 15 octobre 2020 CONF/PLE(2020)REC 2

Le FFM soutient les Recommandation de soutien à la Convention d'Istanbul adoptée par le conseil de l’Europe le 15 octobre 2020

 

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 CONF/PLE(2020)REC2: Recommandation de soutien à la Convention d'Istanbul

Assassinat de Samuel Paty, après le deuil une réponse politique forte. communiqué de presse de Femmes solidaires

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Assassinat de Samuel Paty, après le deuil une réponse politique forte. communiqué de presse de Femmes solidaires 

 

Femmes solidaires est un mouvement féministe, laïque et d’éducation populaire avec un réseau de 190 associations en France.

Le mouvement Femmes solidaires a appris avec horreur et émotion l’assassinat de Samuel Paty, enseignant d’histoire géographie, décapité par un fanatique religieux pour avoir fait son métier avec sens et responsabilité.

Il n’y a pas de mots assez forts pour exprimer notre douleur et notre colère en ce moment terrible de notre histoire nationale. Nos premières pensées vont à sa famille, ses proches, ses collègues et toute la communauté éducative.

Notre mouvement est reconnu mouvement d’éducation populaire et bénéficie d’un agrément auprès de l’Education nationale. À ce titre, nous intervenons dans les collèges et les lycées sur plusieurs champs dont évidemment l’éducation non sexiste et non violente, mais également sur la laïcité et la liberté d’expression, piliers des droits des femmes.

Notre association n’a cessé d’alerter depuis dix ans, et particulièrement depuis les attentats de janvier 2015, sur la détérioration des conditions d’enseignement et la difficulté de transférer des connaissances dans une société où le fait religieux envahit toujours plus l’espace éducatif, l’école bien sûr mais aussi les centres sociaux ou les accueils sportifs et de loisirs. Nous constatons, semaine après semaine, année après année, la montée d’un discours de radicalisation religieuse s’opposant notamment à la liberté d’expression et au droit à disposer de son corps.

Les professeur.e.s d’histoire demeurent les plus exposé.e.s, notamment à un antisémitisme latent qui va jusqu’à les empêcher d’enseigner dans la sérénité la Shoah mais plus largement la Seconde Guerre mondiale et l’histoire contemporaine. Nous constatons à chacune de nos interventions que le sexisme, l’antisémitisme et l’homophobie n’ont pas disparu des salles de classe.

Les propos violents entendus dans les classes n’entraînent heureusement pas systématiquement des passages à l’acte. Toutefois, en les laissant s’exprimer comme une opinion qui en vaut une autre, ils légitiment les violences les plus fanatiques, qu’ils soient dans des démarches isolées ou dans des organisations qui agissent de façon coordonnée. Nous avons toutes et tous une responsabilité à ne pas laisser passer le moindre propos ou acte discriminatoire. Les enseignant.e.s ne peuvent pas porter seul.e.s cette responsabilité.

Les dessins de presse, les caricatures, l’enseignement de la Shoah, l’histoire des droits des femmes dont celui de l’avortement, la liberté d’expression, la laïcité et le droit au blasphème font partie de notre histoire et du corpus législatif français. Nous devons les défendre quelles que soient nos opinions philosophiques, politiques ou religieuses. Ils représentent un espace de liberté précieux, celui de la liberté de conscience et d’égalité entre les citoyen.ne.s.

La loi française nous garantit de croire ou ne pas croire, voire de ne plus croire. Elle nous garantit même le droit de se moquer des puissants sans risquer la Bastille, ou des religions sans risquer la peine de mort pour apostasie. Indépendamment de nos croyances, les lois divines ne peuvent jamais se mettre au-dessus des lois républicaines. La laïcité représente cet acquis extraordinaire de l’égalité entre les citoyen.ne.s, indépendamment de leurs opinions religieuses. Elle est profondément, dans son essence, antiraciste.

Nous restons pleinement mobilisées sur les fronts de l’éducation et de la non violence. Nous attendons une réponse politique forte, un plan national pour la laïcité et la liberté de pensée à l’école mais au-delà dans toutes les composantes de notre société.

17 octobre 2020

 

 

Atelier « L’Assemblée Méditerranéenne de la Jeunesse » (face aux défis de la pandémie) - 28 Octobre - 17h/19h (FR)

Comment peut l’Assemblée Méditerranéenne de la Jeunesse se structurer et s’organiser pour agir dans le contexte actuel?

Quelles préconisations, à court, moyen et long terme, voudraient faire les citoyens et citoyennes de la Méditerranée à nos experts et à nos gouvernants ?
 
 L’initiative AJCM continue, en particulier à l'occasion de la 4ème édition des rencontres internationales de Marseille, "Méditerranée du Futur"  (30 nov et 1er dec), 
 
 

 https://mediterraneedufutur.com/#galerie

 

PréconisationAJCM 

Droit à la ville pour toustes ! à l'occasion du festival Coeur de femmes 2020 en Mars dernier

 


Droit à la ville pour toustes !


En mars dernier, un peu avant le confinement, Babelsunce posait son studio bricolé dans l'îlot Velten en face de la porte d'Aix à Belsunce. C'était à l'occasion du festival Coeur de femmes célébrant la journée de lutte pour les droits des femmes.


Dans une caravane prêtée pour l'occasion, nous avons proposé aux passant.e.s de s'auto-interviewer sur leur rapport à leur ville sous le prisme du genre. Et nous en avons fait un petit objet sonore à écouter.

Alors, le droit à la ville, c'est pour toustes ?

Merci à Yes We Camp pour le prêt de caravane et à Boulègue TV pour le prêt de matériel.